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Dimanche 8 juillet 2007 7 08 /07 /Juil /2007 19:30

 

 

 

 

KLIMT-2.jpg




KLIMT... peintre Viennois de la fin du XIX ème, crée en 1897, avec quelques amis proches le mouvement "SECESSION" et en prend la présidence.

"
Faire un autoportrait ne m'intéresse pas. Les sujets de peinture qui m'intéressent ? Les autres et en particulier les femmes..." .

Une atmosphère originale et envoûtante émane des tableaux de KLIMT. Peintures sensuelles et érotiques dévoilent un monde de plaisir et de luxe où il fait bon vivre.

Les admirer, c'est oublier la froide ambiance post-moderne qui est la nôtre. Aucune référence au monde extérieur ne vient contrarier le charme des allégories,portraits, paysages et autres personnages que l'artiste peint. Des couleurs et des motifs d'inspiration orientale (Klimt est  très influencé par le Japon, l'ancienne Égypte et la Ravenne byzantine), une perspective bidimensionnelle dépourvue de profondeur et une qualité souvent stylisée de l'image, autant d'éléments utilisés par le peintre pour créer une oeuvre séduisante, où le corps de la femme s'expose dans toute sa volupté.


Les débuts


Gustav Klimt est né en 1862 dans une famille modeste. Son père, orfèvre-graveur, subvient difficilement aux besoins de sa femme et de ses sept enfants. A quatorze ans, il obtient une bourse d'Etat pour entrer à la Kunstgewerbeschule (l'Ecole viennoise des Arts et Métiers). Très vite, ses talents de peintre et de dessinateur s'affirment. Ses toutes premières oeuvres lui valent un succès inhabituellement précoce. Sa première grande initiative date de 1879 : il crée cette année-là la Künstlerkompagnie (la Compagnie des Artistes) avec son frère Ernst et Franz Matsch.

A Vienne, la fin du XIX ème siècle est une période d'effervescence architecturale. L'empereur François-Joseph décide, en 1857, de détruire les remparts entourant le coeur médiéval de la ville. "Le Ring", financé par l'argent du contribuable, est alors construit : de magnifiques résidences y côtoient de superbes parcs. Ces changements profitent à Klimt et à ses associés, leur fournissant de multiples occasions de faire montre de leur talent. Les commandes affluent et, en 1879, ils participent aux décorations d'une fête à thème historique, organisée pour les noces d'argent de François-Joseph et de l'impératrice  Elisabeth. En 1880, nouvelle commande : ils sont cette fois chargés de repeindre le plafond des thermes de Carlsbad. A travers ces premières réalisations, Klimt se forge une certaine réputation.

Ses oeuvres de jeunesse, telles que "La Fable", "L'Idylle" ou "L' Homme nu", révèlent déjà un artiste doué et prometteur, quoique cantonné à la représentation de sujets allégoriques et académiques. Dans "La Fable"  et "La Vierge", les femmes sont potelées, habilement drapées dans de sobres tissus. Leurs cheveux sont tirés, en douceur, derrière le cou. La sensualité est maternelle ; la nudité plus décorative qu'excitante. Rien de radicalement différent des oeuvres du XVII ou du XVIII siècle. Dans le passé, un V pudique,  rappelant celui des poupées enfantines, dissimulait les  rares poils pubiens dévoilés.

Ainsi, dans certaines oeuvres d'art du Moyen-Âge ou de la Renaissance, les sexes masculins ou féminins suggérés par l'audace de l'artiste se trouvaient affublés, par des âmes prudes, d'une sage feuille de figuier.

 

Par crevette - Communauté : Passion de la peinture
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Lundi 9 juillet 2007 1 09 /07 /Juil /2007 22:10
Dans une pièce adjacente à son atelier, des jeunes femmes attendent constamment le bon vouloir du peintre. Cette disponibilité lui permet de les peindre quand il le  désire. Franz Servaes, critique d'art contemporain, observe : <<ici, il était entouré de créatures féminines dénudées et mystérieuses. Pendant qu'il se tenait silencieux devant son chevalet, elles flânaient, toujours prêtes à obéir aux ordres du Maître et à se tenir dans la pose ou le mouvement qu'il avait aperçu et qui avait touché son sens de la beauté. Il capturait ensuite par un dessin rapide la grâce de ce mouvement".

Klimt exécute des croquis préparatoires à la plus grande partie de ses réalisations. Parfois, il exécute plus de cent études pour un seul tableau. Chacune d'elles se concentre sur un détail différent, un morceau de vêtement ou de bijou, un simple geste. Ces croquis gisent, abandonnés, en piles dans l'atelier.


"La Mort de Juliette"  1886
crayon noir avec rehauts de blanc
27.6  x  42.4 cm

Les chats adorés du peintre ont pris l'habitude de les détruire. Pourtant, ils ne sont pas responsables de la disparition de la plupart des cahiers de dessins du peintre. En effet, c'est un incendie dans l'appartement d'Emilie Flöge qui est à l'origine de cette perte. Aussi ne reste-t-il aujourd'hui que trois de ces cahiers. Ils permettent une incursion fascinante dans les préoccupations artistiques et personnelles de Klimt. Dans ses tableaux, la nudité et la sexualité sont couvertes, comme emprisonnées dans des ornements et des tissus, mais partiellement révélées, laissant libre cours aux tentations. A l'inverse, l'érotisme s'affiche ouvertement dans les dessins.

 Du vivant de Klimt, les critiques considéraient déjà ses dessins comme le meilleur de son oeuvre. Mais, contrairement à Schiele qui tirait l'essentiel de ses revenus de ses croquis, Klimt gagnait sa vie presque exclusivement grâce à la peinture. Libre des contraintes et des détails de l'huile, le dessin représentait pour lui un processus préliminaire ou une forme de relaxation, une manière de laisser libre cours à l'inspiration spontanée.


"Tête d'homme allongé" 1886 - 1888
 (peinture de plafond du théâtre impérial viennois)
28  x  43


Ses croquis ne révèlent pas uniquement sa maîtrise de dessinateur. Ils dévoilent une obsession érotique et une liberté sexuelle à l'opposé de la pudibonderie rigide alors dominante. Aucun cadre spatio-temporel ou visuel ne structure ces dessins. Les femmes errent nues dans l'atelier. L'artiste les croque à grands traits, et néglige leur anatomie et les ombres de leur corps. Il attire presque toujours l'attention sur leur sexe ou leur poitrine, par le biais de la perspective, du raccourci, des distorsions et autres techniques formelles. Le dessin de 1905-1906, "Amies  enlacées", constitue un merveilleux exemple de l'effet érotique de quelques traits de crayon. Ici, seul un minuscule cercle sombre entre les jambes du modèle, au niveau des fesses, retient l'attention de l'observateur.

Les femmes sont fréquemment représentées en train de se masturber. Absorbées dans leur propre plaisir, elles ont les yeux clos et le visage légèrement détourné. Elles devaient se sentir pariculièrement à l'aise avec Klimt pour accepter qu'il fìt leur portrait dans une telle position.

                                                              "Couple enlacé"  1901 - 1902
étude pour "La Frise de Beethoven"
crayon noir  45  x  30.8



"Amies de face et de dos"  1905
craie noir  45 x31





"Nu allongé"  1886  1887
étude pour l'autel de Dionysos, crayon noir
avec rehauts blancs, 28,7 x 42,5


Ce dessin démontre les bases solides de Klimt dans le domaine du dessin académique. Le modèle est dans une position allongée qui peut être maintenue pendant des heures si nécessaire, permettant à l'artiste ou à l'étudiant d'atteindre une précisionan atomique et un haut niveau de finition. Il est très différent des poses spontanées et de courte durée que Klimt préferera plus tard pour ses croquis rapides sur le vif. Des années d'entraînement à dessiner d'abord des moulages en plâtre, puis des modèles vivants, garantissaient un grand savoir-faire chez les artistes du XIX siècle, mais avaient aussi tendance à gommer l'individualité. Ce dessin, aussi plaisant et habile soit-il, aurait pu être réalisé par n'importe quel artiste de formation académique, n'importe où en Europe. En dépit de son talent personnel immense, Klimt a été étonnamment long à se débarrasser de sa formation académique contraignante et à développer un style personnel. Ce ne fut qu'à la fin des années 1890, à plus de trente ans, que la personnalité artistique caractéristique de Klimt commença à émerger.




Par crevette
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 16:30
"Dessin définitif pour l'allégorie  de la sculpture"
                        1896 - crayon noir, mine de plomb, lavis, 41.8 x 32.3
         
  
                       


                 1883
    huile sur toile, 85 x 117 cm
    Historisches Museum, Vienne


"La Fable" fut peinte en 1883, l'année où Klimt et son frère Ernst ont obtenu leur diplôme de la Kunstgewerbeschule (l'Ecole viennoise des Arts et Métiers) à Vienne. Elle résulte d'une commande d'illustrations pour une publication en trois volumes intitulée "Allégories et emblèmes" destinée à moderniser le langage allégorique traditionnel des artistes afin d'y inclure des aspects de la vie moderne tels que le commerce et la technologie. Parmi les autres artistes ayant contribué à cette publication prestigieuse, Max Klinger et Franz von Stuck seront plus tard considérés comme les principaux rivaux de Klimt dans le monde germanophone. Bien que ce soit une æuvre accomplie et attrayante pour un jeune homme de vingt et un ans, "La Fable" ne porte aucun indice du style distinctif qui rendra Klimt célèbre plus de dix ans plus tard. A ce stade de sa carrière, Klimt était entièrement sous le charme du prétendu prince Hans Makart, peintre alors au sommet de sa gloire, qui sera toujours associé à l'historicisme ampoulé des nouveaux bâtiments publics de la Ringstrasse de Berlin. Alors qu'il était étudiant, Klimt était si admiratif devant Makart qu'avec son frère Ernst et leur condisciple Franz Matsch, ils avaient soudoyé le domestique de Makart pour qu'il les laisse entrer dans l'atelier de l'artiste afin d'inspecter ses immenses æuvres pendant qu'il faisait la sieste.


                                                                                       1884
                                                          huile sur toile, 50 x 74 cm
                                                         Historisches Museum, Vienne



"L'Idylle" fut aussi peint pour illustrer "Allégories et emblèmes".  Dès le début, Klimt emprunta des idées aux autres artistes, et
L 'Idylle" montre son étude soigneuse des maîtres de la Renaissance italienne et du baroque. Les nus masculins musclés (chose rare dans l'oeuvre d'un artiste si entièrement absorbé par le corps feminin) dérivent des " Ignudi"  du plafond de la Sixtine par Michel-Ange, mais font aussi une lointaine référence aux sculptures de nus masculins peintes en trompe-l'ceil dans la galerie Farnèse par Annibal Carrache et qui semblent projeter la surface peinte vers l'espace réel. Toutes les références historiques de Klimt, le type physique de la femme blonde et nue du médaillon, l'arrière-plan feuillu évoquant un papier peint de William Morris, indiquent sans erreur possible une oeuvre de la fin du XIX ème siècle.  Les couleurs  sourdes  de "La Fable"  et de  "L'Idylle"  reflètent non seulement l'historicisme  suranné du  goût contemporain, mais aussi la destination à une reproduction imprimée.


                                                                    "Dessin définitif pour l'allégorie Tragédie"
  1897  crie noir, lavis, rehaut ors et blancs
               42 x 31


Quatorze ans après que l'éditeur Martin Gerlach lui ait fourni sa première grande commande, les
illustrations "d'Allégories et emblèmes", celui-ci revint  vers Klimt pour  une deuxième série qui fut produite entre 1895 et 1897. Une comparaison entre "La Fable" de 1883 et "La Tragédie" de 1897 met en lumière la transformation remarquable qui s'est produite dans le travail de Klimt. Les deux illustrations pourraient provenir d'artistes très différents. La beauté sinistre de la muse tragique Melpomène montre l'intérêt de Klimt pour le symboliste belge Fernand Khnopff, alors au sommet de sa réputation. Le collier doré qui paraît séparer la tête de Melpomène de son corps et qui deviendra une caractéristique de la description de la femme par Klimt dans les années suivantes, provient également de Khnopff.





                PROJET DE COMPOSITION
                    POUR LA MEDECINE
                         1897-1898
                mine de plomb, 72 x 55 cm
                         Vienne



En dehors de photos et de dessins préparatoires, il ne reste de la première des trois grandes peintures du plafond de l'université de Vienne, qui étaient parmi les plus grandes réussites de Klimt, que cette étude. En 1891, à la suite du succès très applaudi des ensembles décoratifs
pour le Burgtheater et le Kunsthistorisches Museum, Klimt et Franz Matsch reçoivent la commande d'une série de panneaux monumentaux pour la décoration de la grande salle de l'Université de Vienne.

Matsch doit peindre le panneau central représentant "La Victoire de la lumière su les ténèbres" et un panneau représentant "La Théologie" - on peut penser que ce sujet avait été considéré comme inconvenant pour l'hédoniste notoire qu'était Klimt -, celui-ci devant peindre les trois panneaux restants qui symbolisaient les facultés de philosophie, de médecine et de jurisprudence.
Lorsque le premier panneau, "La Philosophie", est exposé en 1900, le Klimt de la maturité fut révélé a
u monde pour la
première fois à une échelle monumentale. Bien que le panneau soit chaudement acclamé et reçoive une médaille
d' or à l'Exposition universelle de 1900 à Paris, la Vienne conservatrice montre moins de compréhension envers la direction que prend Klimt. Le second panneau, "La Médecine".
provoque un scandale lors de son exposition en 1901, à cause de son érotisme dérangeant et de la représentation voyante de poils pubiens féminins, sans précédent dans l'art occidental
dans une æuvre de cette nature. En réponse à cette controverse permanente, Klimt rembourse  finalement l'avance qu'il a touchée de l'université et conserve les trois æuvres. Lors de l'une des plus grandes pertes artistiques de la Seconde Guerre mondiale, les panneaux seront tragiquement détruits par l'incendie, provoqué délibérément par les troupes S.S., du château d'lmmendorf, où ils étaient conservés par sécurité.

Par crevette
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Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /Juil /2007 08:00


           "Emilie FLÖGE.  1902"










Klimt ne se maria jamais, il n'était pas lié aux concepts conventionnels de la fidélité, mais il maintint cependant jusqu'à sa mort une longue relation avec Emilie FLÖGE.

La somptueuse robe d'Emilie évoque à la fois le costume esthétique des femmes préraphaélites et le style révolutionnaire sans corset du couturier Paul Poiret postérieur à 1908.

 

 

 

 

 

 

 








                                                                                                   
"Fritza RIEDLER  1906"

 

 

 

 

 

Le portrait de Fritza RIEDLER est un exemple de l'éclectisme brillant et créatif de Klimt.

Il y mélange des éléments provenant de la peinture baroque espagnole, des mosaïques byzantines, des estampes japonaises et, dans certains décors géométriques de l'art grec antique.






En 1
903, lors d'un voyage à Ravenne, KLIMT fut très impressionné par les célèbres mosaïques chrétiennes primitives des églises de la ville.

Dans le portrait d'Adèle BLOCH-BAUER I, le style "byzantin ou doré" qu'il développa par la suite utilise des ornements d'or et d'argent semblables à des collages appliqués sur une toile.

   

     "ADELE BLOCH-BAUER I 1907
"

     

 

 

 

 













 

 

                                                                                                                        "Maïva PRIMAVESI   1912"








Le portrait de Maïva PRIMAVESI est une exception parmi les portraits de commande de KLIMT, puisqu'il montre une jeune fille.

Contrairement à Egon SCHIELE, KLIMT n'était pas intéresse par la sexualité des enfants et des adolescents.

Le portrait de Fritza RIEDLER est un exemple de l'éclectisme brillant et créatif de Klimt.

Il y mélange des éléments provenant de la peinture baroque espagnole, des mosaïques byzantines, des estampes japonaises et, dans certains décors géométriques de l'art grec antique.

Par crevette - Communauté : Passion de la peinture
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Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /Juil /2007 11:59
pJudith1.jpg

 

klimt-danae.jpg JUDITH I ET DANAE... (1901 et 1907-1908)

peut être la plus puissante et la plus perturbante des représentations de KLIMT sur la sexualité féminine menacante.

Avec son visage levé, couronné d'une abondante chevelure, son menton fort, ses yeux à demi-fermés et ses lèvres ouvertes dans une expression d'extase.

Le collier orné qui parait détacher la tête est aussi une constante de nombreux portraits de KLIMT.

 

 

"DANAE "  était le sujet d'une des peintures les plus érotiques de la Renaissance italienne, par le CORREGE, la version de KLIMT la surpasse par son érotisme : comme d'habitude KLIMT n'a utilisé la mythologie que pour explorer son thème favori, la sexualité féminine.

Un sensation d'intimité voyeurisme émane de ce tableau : Danaé, enroulée et confinée de façon claustrophobe par la forme de la toile, alors même qu'elle est fécondée par la pluie dorée ornementale et érotique.

 
   

Par crevette - Communauté : Passion de la peinture
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