KLIMT... peintre Viennois de la fin du XIX ème, crée en 1897, avec quelques
amis proches le mouvement "SECESSION" et en prend la présidence.
"Faire un autoportrait ne m'intéresse pas. Les sujets de peinture qui m'intéressent ? Les autres et en particulier les femmes..." .
Une atmosphère originale et envoûtante émane des tableaux de KLIMT. Peintures sensuelles et érotiques dévoilent un monde de plaisir et de luxe où il fait bon
vivre.
Les admirer,
c'est oublier la froide ambiance post-moderne qui est la nôtre. Aucune référence au monde extérieur ne vient contrarier le charme des allégories,portraits, paysages et autres personnages que
l'artiste peint. Des couleurs et des motifs d'inspiration orientale (Klimt est très influencé par le Japon, l'ancienne Égypte et la Ravenne byzantine), une perspective bidimensionnelle
dépourvue de profondeur et une qualité souvent stylisée de l'image, autant d'éléments utilisés par le peintre pour créer une oeuvre séduisante, où le corps de la femme s'expose dans toute sa
volupté.
Les débuts
Gustav Klimt est
né en 1862 dans une famille modeste. Son père, orfèvre-graveur, subvient difficilement aux besoins de sa femme et de ses sept enfants. A quatorze ans, il obtient une bourse d'Etat pour entrer à
la Kunstgewerbeschule (l'Ecole viennoise des Arts et Métiers). Très vite, ses talents de peintre et de dessinateur s'affirment. Ses toutes premières oeuvres lui valent un succès inhabituellement
précoce. Sa première grande initiative date de 1879 : il crée cette année-là la Künstlerkompagnie (la Compagnie des Artistes) avec son frère Ernst et Franz
Matsch.
A Vienne, la fin
du XIX ème siècle est une période d'effervescence architecturale. L'empereur François-Joseph décide, en 1857, de détruire les remparts entourant le coeur médiéval de la ville. "Le Ring", financé
par l'argent du contribuable, est alors construit : de magnifiques résidences y côtoient de superbes parcs. Ces changements profitent à Klimt et à ses associés, leur fournissant de multiples
occasions de faire montre de leur talent. Les commandes affluent et, en 1879, ils participent aux décorations d'une fête à thème historique, organisée pour les noces d'argent de François-Joseph
et de l'impératrice Elisabeth. En 1880, nouvelle commande : ils sont cette fois chargés de repeindre le plafond des thermes de Carlsbad. A travers ces premières réalisations, Klimt se forge
une certaine réputation.
Ses oeuvres de jeunesse, telles que "La Fable", "L'Idylle" ou "L' Homme nu", révèlent déjà un artiste doué et prometteur, quoique cantonné à la représentation de sujets allégoriques et académiques. Dans "La Fable" et "La Vierge", les femmes sont potelées, habilement drapées dans de sobres tissus. Leurs cheveux sont tirés, en douceur, derrière le cou. La sensualité est maternelle ; la nudité plus décorative qu'excitante. Rien de radicalement différent des oeuvres du XVII ou du XVIII siècle. Dans le passé, un V pudique, rappelant celui des poupées enfantines, dissimulait les rares poils pubiens dévoilés.
Ainsi, dans
certaines oeuvres d'art du Moyen-Âge ou de la Renaissance, les sexes masculins ou féminins suggérés par l'audace de l'artiste se trouvaient affublés, par des âmes prudes, d'une sage feuille de
figuier.
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